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03/01/2026

De la maintenance curative à la maintenance préventive : un levier stratégique pour la maintenance multitechnique

La maintenance multitechnique n’est plus un simple poste de dépense. Elle est devenue un levier stratégique pour la performance des bâtiments tertiaires.
Pourtant, dans de nombreuses organisations, le modèle dominant reste encore largement curatif.

Entre 2021 et 2024, les coûts de l’énergie ont augmenté de plus de 30 %, impactant directement les budgets d’exploitation. Dans le même temps, les attentes des donneurs d’ordre évoluent rapidement : performance énergétique mesurable, continuité d’exploitation, conformité réglementaire, transparence des résultats.

Dans ce contexte, chaque panne non anticipée, chaque dérive de consommation, chaque intervention en urgence devient un facteur de risque économique et opérationnel.

Malgré cela, la réalité terrain est tenace : près de 40 % des interventions en maintenance multitechnique sont encore réalisées en curatif. Un fonctionnement historiquement ancré dans le métier, mais de plus en plus difficile à soutenir face aux enjeux actuels.

À cette pression économique s’ajoute une pression réglementaire structurante. Le Décret BACS impose progressivement la mise en place de systèmes de pilotage et de supervision énergétique entre 2025 et 2030, tandis que le Décret Tertiaire fixe un cap clair : –40 % de consommation énergétique d’ici 2030.

Ces textes transforment profondément le rôle de la maintenance multitechnique. Il ne s’agit plus seulement d’intervenir, mais de mesurer, piloter et garantir la performance.

Dans ce contexte, une question s’impose : le modèle curatif peut-il encore être la norme ?
Pour de plus en plus d’acteurs, la réponse est claire : non.

Le passage à la maintenance préventive devient alors un impératif stratégique.

Maintenance curative : un modèle à bout de souffle

Des interventions de plus en plus coûteuses

La maintenance curative intervient toujours au mauvais moment : lorsque l’équipement est déjà en défaut, que le confort est dégradé ou que l’exploitation est impactée.

Selon les typologies d’actifs et d’équipements, une intervention curative coûte entre 2 et 5 fois plus cher qu’une intervention préventive. Ce différentiel ne s’explique pas uniquement par le coût de la réparation elle-même, mais par l’ensemble des coûts indirects associés :

  • déplacements en urgence ;
  • mobilisation non planifiée des équipes ;
  • remplacement prématuré de composants ;
  • désorganisation des plannings ;
  • parfois même arrêt partiel de l’activité.

Les équipements CVC concentrent près de 60 % des interventions urgentes en environnement multi-sites. Ce sont également les systèmes les plus énergivores et les plus critiques pour le confort des occupants.

Par exemple : Une panne de chauffage ou de climatisation dépasse rapidement le cadre technique pour devenir un problème d’exploitation, voire d’image.

Dans un modèle majoritairement curatif, les équipes sont en permanence en réaction.
Les priorités changent, les plannings se tendent et la qualité de service devient plus difficile à maintenir.

Une pression économique qui fragilise les acteurs de la maintenance

La pression économique est aujourd’hui omniprésente dans la maintenance multitechnique, et elle ne cesse de s’intensifier.

Les appels d’offres se jouent de plus en plus sur le prix, notamment sur les contrats multi-sites. Résultat ? Des marges comprimées, parfois dès la signature du contrat.
Dans ce contexte, la moindre dérive opérationnelle pèse lourd sur la rentabilité réelle.

Le modèle curatif accentue cette fragilité. Chaque panne non anticipée déclenche une chaîne de coûts difficiles à maîtriser : déplacements en urgence, heures supplémentaires, plannings bouleversés, techniciens mobilisés au dernier moment. Des coûts rarement refacturés, souvent absorbés… et qui grignotent les marges, intervention après intervention.

À cela s’ajoutent des charges en hausse. Tension sur le recrutement des techniciens, besoin de compétences de plus en plus pointues, hausse des coûts de fonctionnement : « faire plus avec moins » devient la norme. Dans un modèle réactif, cette pression retombe directement sur les équipes terrain.

Autre difficulté majeure : la valeur du travail réalisé reste invisible. Tant que tout fonctionne, l’action du mainteneur passe au second plan. Le service est perçu comme acquis. Difficile, dans ces conditions, de défendre la valeur du contrat lors d’un renouvellement ou de justifier un positionnement premium à vos clients.

Le curatif enferme ainsi la maintenance dans une logique défensive. Peu de visibilité, peu d’indicateurs partagés, peu de leviers pour se différencier. La remise en concurrence devient systématique et la discussion se recentre essentiellement sur le prix. Dans ce modèle, la maintenance devient alors un centre de coûts subi, aussi bien pour le client final que pour le prestataire lui-même.

Le maintenancier devient donc interchangeable, choisi sur sa capacité à intervenir vite et à moindre coût, rarement sur sa capacité à éviter les pannes.

Un risque réglementaire devenu central

À ces contraintes économiques s’ajoute un enjeu désormais incontournable : la conformité réglementaire.

D’ici 2030, 80 % des bâtiments tertiaires de plus de 1 000 m² devront être conformes au Décret BACS.
Cette conformité ne peut pas être déclarative. Elle repose sur des données mesurées, historisées et auditables.

Sans supervision continue, il devient impossible de :

  • détecter les dérives de fonctionnement ;
  • piloter les équipements de manière efficace ;
  • produire des rapports fiables en cas de contrôle.

Les clients attendent désormais des acteurs de la maintenance multitechnique qu’ils garantissent la performance énergétique des bâtiments, et pas seulement la réparation des équipements.

Maintenance préventive : un nouveau standard

Photo d'un bâtiment tertiaire de type bureau

Passer d’une posture de « pompier » au « médecin » du bâtiment

La différence entre la maintenance curative et la maintenance préventive ne se résume pas à un changement de planning. Elle traduit un changement de posture métier.

Dans un modèle curatif, le maintenancier agit comme un pompier. Il intervient dans l’urgence, souvent sous pression, pour rétablir une situation déjà dégradée. L’objectif est clair : remettre en service au plus vite. Cependant, cette approche mobilise beaucoup de ressources pour une valeur créée à court terme.

Elle est coûteuse, imprévisible et difficilement valorisable.

Sur le terrain, cette logique se traduit par un quotidien largement dicté par l’urgence. Dans les organisations majoritairement réactives, jusqu’à 60 % du temps des équipes de maintenance est consacré à la gestion des incidents non planifiés. Un temps subi, rarement optimisé, qui laisse peu de place à l’anticipation, à l’analyse ou à l’amélioration continue.

Ce fonctionnement enferme les acteurs de la maintenance dans une posture de réaction permanente. Les priorités changent au fil des pannes, les équipes manquent de visibilité sur l’état global des installations, et les actions correctives s’enchaînent sans toujours traiter les causes profondes des problèmes.

À l’inverse, la maintenance préventive introduit une rupture claire dans la posture métier. Le maintenancier devient un médecin du bâtiment. Son rôle ne se limite plus à réparer, mais consiste à surveiller, analyser et prévenir.

Cette approche repose sur des indicateurs continus : consommations énergétiques, températures, fonctionnement des équipements CVC, état de l’ECS, alarmes techniques… Autant de signaux qui permettent de mieux comprendre le comportement réel du bâtiment et d’identifier les dérives avant qu’elles ne deviennent visibles.

Le quotidien des équipes évolue alors progressivement. Les interventions ne sont plus uniquement déclenchées par l’urgence, mais guidées par l’analyse et la compréhension des installations. La maintenance gagne ainsi en visibilité, en maîtrise et en capacité de décision.

Ce changement de posture transforme également la relation avec le client. Le dialogue ne se limite plus aux pannes, mais s’élargit à la fiabilité des équipements, à la continuité d’exploitation et à la performance globale du bâtiment. La maintenance sort de la logique du « réactif subi » pour entrer dans celle d’un accompagnement structuré et piloté.

C’est cette évolution de posture qui ouvre ensuite la voie à des gains mesurables sur l’ensemble de la chaîne, tant sur le plan opérationnel qu’économique.

Des gains mesurables sur l’ensemble de la chaîne

La maintenance préventive s’impose parce qu’elle génère des résultats concrets, visibles et mesurables.

Les organisations qui basculent vers un modèle préventif constatent en moyenne :

  • une réduction de 30 à 50 % des interventions urgentes,
  • un allongement de la durée de vie des équipements de 20 à 40 %,
  • une baisse des coûts opérationnels globaux de 15 à 25 %.

Ces gains ne sont pas le fruit d’une simple baisse d’activité, mais d’un changement de logique. En surveillant en continu les équipements critiques, les dérives sont détectées plus tôt, avant qu’elles ne se transforment en pannes lourdes. Les interventions deviennent plus ciblées, mieux préparées et mieux planifiées.

La maintenance sort ainsi d’une logique de réaction pour entrer dans une logique de pilotage. Les ressources sont mobilisées au bon moment, sur les bons équipements, avec une meilleure visibilité sur les priorités réelles. Cette planification plus fine permet également de réduire les interventions inutiles et les remplacements prématurés.

Mais au-delà des chiffres, la maintenance préventive apporte une meilleure visibilité sur l’état réel des installations, ce qui facilite la prise de décision et la priorisation des actions, ainsi que le dialogue entre les équipes terrain, les responsables techniques et les décideurs. La maintenance multitechnique gagne alors en lisibilité, en crédibilité et en capacité à démontrer la valeur créée dans la durée.

Une réponse directe aux enjeux des acteurs de la maintenance

Pour les dirigeants et directeurs d’agence, la maintenance préventive devient un levier stratégique : protection des marges, création d’offres différenciantes et sécurisation des contrats long terme.

Pour les responsables techniques, elle apporte une meilleure maîtrise du parc, un pilotage plus fin des équipements et des rapports automatisés permettant de démontrer la performance auprès des clients ou des directions.

Tandis que pour les techniciens, le préventif réduit la pression liée aux urgences permanentes. Les interventions deviennent plus planifiées, plus ciblées et s’appuient sur des outils fiables et simples à utiliser.

Les fondations d’une maintenance réellement efficace

La donnée continue comme pilier central

Il n’existe pas de maintenance préventive efficace sans donnée continue et fiable.

Pour anticiper, optimiser et prouver la performance, les acteurs de la maintenance multitechnique doivent disposer d’une visibilité en temps réel sur l’ensemble des dimensions critiques du bâtiment : consommations énergétiques, température et confort, qualité de l’air, ECS, alarmes techniques et équipements CVC.

La donnée devient alors un outil de décision, et non un simple indicateur consulté a posteriori.

Une plateforme unifiée pour transformer la donnée en action

L’un des freins majeurs au passage au préventif est la fragmentation des outils. Données éparpillées, interfaces multiples, responsabilités diluées : autant de freins à l’efficacité.

La tendance Smart Building est claire : unifier les plateformes et supprimer les silos.

Une plateforme centralisée permet de regrouper supervision, scénarios, pilotage, reporting et conformité réglementaire dans un environnement unique, lisible et exploitable. La donnée n’est plus simplement collectée, elle devient actionnable.

La simplicité comme condition d’adoption terrain

Une solution de maintenance préventive n’a de valeur que si elle est réellement utilisée par les équipes terrain.

Technologies sans fil, déploiement rapide, interfaces intuitives, scénarios visuels, interopérabilité avec les équipements existants : la simplicité d’usage est un facteur clé de succès.

C’est elle qui conditionne l’adoption, la montée en compétence des équipes et la capacité à déployer le préventif à grande échelle.

Maintenance intelligente : l’aboutissement du préventif

Personne devant Ewattch Cloud, plateforme de supervision de GTB by Ewattch

La maintenance intelligente pousse la logique préventive un cran plus loin. Elle ne se contente plus de surveiller et d’alerter, elle agit.

Grâce au suivi en continu, les pannes critiques peuvent être réduites de 20 à 30 %, et les dérives de consommation sont détectées plusieurs jours avant qu’elles ne deviennent des incidents visibles.

  • Sur l’ECS, le monitoring réduit les risques sanitaires et les pannes.
  • Sur le CVC, les anomalies sont identifiées avant l’arrêt des équipements.
  • Le pilotage intelligent permet quant à lui de générer 20 à 30 % d’économies d’énergie, tout en améliorant le confort des occupants.

La maintenance ne subit plus le bâtiment. Elle le pilote.

Ewattch, orchestrateur du bâtiment intelligent

Passer du curatif au préventif ne se résume pas à déployer un nouvel outil. Cela nécessite avant tout une capacité à faire dialoguer l’ensemble des équipements d’un bâtiment, à centraliser l’information et à la transformer en actions concrètes. C’est précisément le rôle qu’Ewattch, en tant que véritable orchestrateur du bâtiment intelligent, a choisi d’occuper.

Notre approche est spécifiquement pensée pour les réalités de la maintenance multitechnique, en particulier pour des bâtiments existants, multi-équipés et hétérogènes.

L’objectif n’est pas de remplacer les installations en place, mais de les raccorder, les faire communiquer entre elles et les piloter intelligemment.

Ewattch propose une approche intégrée de bout en bout, le HBS (Hybrid Building System) :
capteurs et actionneurs → passerelles et automatesplateforme cloud → scénarios et pilotage sur planning → reporting et alertes.

Cette maîtrise complète de la chaîne permet non seulement de produire de la donnée, mais surtout de garantir un résultat opérationnel, directement exploitable par les équipes terrain et les responsables techniques.

Au-delà de la technologie, Ewattch accompagne également les entreprises de maintenance dans la structuration d’offres préventives performantes, adaptées aux contraintes opérationnelles et aux attentes des clients finaux grâce à notre programme partenaire. En orchestrant technologies, données et services, nous vous permettons ainsi de passer d’un modèle réactif à un modèle orienté performance, sans complexité excessive.

Un véritable levier de performance durable

La maintenance curative appartient au passé.
Le futur de la maintenance multitechnique est préventif, intelligent et piloté par la donnée.

Les acteurs capables d’anticiper, de piloter et de prouver la performance deviendront indispensables à leurs clients. Grâce à une approche de bout en bout, des solutions comme Ewattch rendent cette transformation accessible, progressive et rentable.

La maintenance multitechnique n’est plus seulement un métier d’intervention.
Elle devient désormais un métier de performance.

Et si vous pilotiez réellement la performance de vos contrats ?

Photo d'un bâtiment tertiaire de type bureau

Énergie, confort, continuité d’exploitation, conformité réglementaire, fiabilité des équipements…
Vos indicateurs actuels vous permettent-ils réellement de piloter la performance de vos contrats de maintenance multitechnique ?

Avec Ewattch, découvrez une approche orientée performance qui harmonise technologies, données et services pour accompagner durablement la transition vers le préventif.